Lettre ouverte à Johnson & Johnson

Lettre ouverte à Johnson & Johnson

« Plutôt que de rationner l’accès à la bédaquiline en maintenant un prix trop élevé pour la plupart des malades, ne serait-il pas mieux de le vendre moins cher à tous ceux qui en auront besoin […] ? » clament plusieurs ONG, dont Action Damien, dans une lettre ouverte à l’entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson afin de réduire les prix du médicament contre la tuberculose multirésistante le plus efficace sur le marché.

Surdité et psychoses
La bédaquiline a été découverte il y a quelques années comme un remède efficace contre la tuberculose multirésistante.
Un soulagement : les médicaments précédents étaient toxiques et extrêmement douloureux. Les patient.e.s ne pouvaient parfois plus continuer le traitement, car devenaient sourd.e.s et étaient atteints de psychoses. La moitié des concerné.e.s arrêtaient alors la médication et mouraient.

Mais la bédaquiline peut guérir plus de personnes et a moins d’effets secondaires. Le remède a d’ailleurs été mondialement conseillé par l’OMS.

Trop cher
Pourtant, moins de 12 000 personnes sont traitées avec la bédaquiline alors qu’il est estimé que 104 000 personnes par année pourraient utiliser ce médicament. La raison principale est le coût. Un traitement complet (6 mois) coûte 25 000 € par patient en Belgique ; 365 € en Afrique du Sud. Ou 2 € par jour. Mais la tuberculose est une maladie liée à la pauvreté : la majorité des patients vivent avec 2, 5 € par jour et il s’avère donc impossible pour eux de payer le médicament.

Dans une lettre ouverte à Johnson & Johsnon, signée par Action Damien, les différentes organisations demandent de réduire mondialement le prix du traitement à 1 € par jour et par personne.

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