Népal

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Depuis septembre 2017, Action Damien compte officiellement un pays bénéficiaire de plus, le Népal. La lutte contre la tuberculose et la lèpre sont au cœur de ce nouveau projet.

Découvrez les activités d'Action Damien au Népal en 2017.

Le toit du monde

Plus de 28 millions d’habitants, dont 40 % d’enfants. Près de 30 % de la population sous le seuil de pauvreté. Le calcul donne le vertige. Sa géographie aussi. De l’Everest aux plaines du Teraï, le dénivelé étourdissant laisse présager des défis auxquels doit faire face le Népal. Zones reculées, difficultés d’accès aux soins de santé, retard de développement : le terreau idéal de la tuberculose et de la lèpre.

Un pays exsangue

Aux contraintes géographiques s’ajoutent les deux tremblements de terre successifs qui ont dévasté le Népal en 2015. Un pays exsangue : voilà ce qu’il en est resté. Le bilan a fait état de près de 8 800 morts et de 2,8 millions de Népalais dépendants de l’aide humanitaire. L’un des pays les plus pauvres du monde est devenu également l’un des plus endeuillés. Comment se relever d’un tel drame et mener plusieurs combats de front sans aide extérieure ?

En chiffres

En 2016, 34 000 nouveaux malades de la tuberculose ont été diagnostiqués au Népal. Ce nombre comprend les rechutes à la suite d’un traitement antituberculeux. Parmi ces patients, 350 personnes souffraient d’une tuberculose multirésistante (MDR) et 17 de la forme la plus grave, la tuberculose ultrarésistante (XDR).

De plus, 3 000 nouveaux malades de la lèpre ont été dépistés. Un nombre important, quand on sait qu’il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg.

Nos objectifs

Action Damien concentre sa mission sur 25 districts du centre et l’extrémité ouest du Népal. De quoi toucher près de trois millions de personnes.

Pour la tuberculose

Nous collaborons étroitement avec le centre national népalais de lutte contre la tuberculose à différents niveaux :

  • Déployer le traitement court de 9 mois contre la MDR

Bénéfice ? Les malades sont hospitalisés uniquement durant la phase initiale de traitement. Ils se soignent ensuite à domicile, ou se rendent dans un centre de santé proche de chez eux. Plus besoin de passer des mois, voire plus d’un an à l’hôpital. De quoi soulager la charge économique et sociale qui pèse sur les familles.

  • Mobiliser des bénévoles

Comment toucher les malades de la tuberculose les plus vulnérables et les plus à risque ? En se rendant chez eux, dans les bidonvilles et les quartiers pauvres. Nos bénévoles passent de maison en maison pour le prélèvement de crachats.

  • Renforcer les capacités

Offrir les meilleurs soins possibles : c’est bientôt une réalité. Grâce au renforcement des compétences, les professionnels de la santé locaux prendront même le relais un jour. Il faut aussi que les pharmaciens locaux reconnaissent les symptômes de la tuberculose. Plus aucun malade ne doit repartir chez lui avec un simple sirop pour la toux. Il doit plutôt être redirigé vers un centre de santé pour un test gratuit.

  • Fournir un soutien socio-économique

Monter une petite épicerie, poursuivre des études, ou encore acheter du lait maternisé pour les bébés dont la mère serait décédée : les malades qui le nécessitent profitent de notre appui socio-économique.

Pour la lèpre

La lèpre est officiellement « éradiquée » du Népal depuis 2010. Or, la maladie persiste dans certaines régions. La raison ? La précarité, mais également les 1 690 kilomètres de frontières avec l’Inde, le pays à plus forte prévalence de lèpre au monde.

  • Renforcer les capacités

Les malades avec complications doivent être pris en charge dans les meilleures conditions. Nous formons donc le personnel local au traitement des plaies et à la chirurgie septique (nettoyage des tissus nécrosés et amputation si nécessaire), et à la kinésithérapie. Bénéfice ? Une baisse drastique du nombre de personnes présentant un handicap physique à la suite de la maladie.

  • Éradiquer la lèpre

Éradiquer la lèpre de tous les districts du Népal, c’est notre souhait. Notre modus operandi : rompre la chaîne de contamination par le biais d’un dépistage et d’un traitement précoces. Nos bénévoles traquent la lèpre là où elle se trouve potentiellement. Nous appliquons par ailleurs un programme de prophylaxie post-exposition à la lèpre. Dès qu’un malade est dépisté, son entourage reçoit une dose préventive de rifampicine, de quoi protéger le cercle familial pendant 2 à 3 ans contre la lèpre.

  • Fournir un soutien socio-économique

Les districts où la lèpre fait rage sont plongés dans une situation économique épouvantable. Et c’est bien là le cercle vicieux : la population, empêtrée dans la pauvreté, ne parvient pas à joindre les deux bouts et devient vulnérable aux maladies de la pauvreté. Démarrer un petit commerce, entre autres, leur permet de sortir la tête hors de l’eau.

Le Docteur Sushil Koirala, « The Rose Doctor »

Le docteur Sushil Koirala est le porte-drapeau d’Action Damien au Népal depuis juin 2016. Par crainte de contagion ou de stigmatisation, peu de médecins osent soigner la lèpre et la tuberculose. Pas le docteur Koirala. Il va même à l’encontre de cette stigmatisation au travers d’une initiative bien à lui : offrir des roses ! Par ce geste, il met du baume au cœur des malades et esquisse un sourire sur leur visage.
Depuis 2009, il a offert pas moins de 25 000 roses. C’est dire si le défi à relever est conséquent.

Le projet en résumé

Dépenses: 
146 167

Début du projet
2017

Objectif
Lutte contre la tuberculose et la lèpre

Personnes dépistées et soignées en 2017
Actuellement, nous ne disposons pas encore des chiffres officiels car notre projet a démarré à l'automne 2017.

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